Le fulmar boréal
par Florian Roquinarc'h
Fulmarus glacialis – Northern fulmar – Ar garamell
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Le fulmar boréal, anciennement appelé pétrel fulmar, est un oiseau présent sur le littoral Breton.
 
Reconnaissable assez facilement grâce à son vol souple, ailes tendues.
Cet oiseau ne niche en France que depuis 1960, première nidification aux 7 îles. L’espèce a des effectifs faibles, malgré tout son aire de répartition gagne du terrain en Europe et s’étend vers le sud.
Le fulmar niche en colonie sur les falaises.
Les oiseaux font des va et vient le long des parois...
... et font du vol quasi stationnaire à l’approche des nids et de leurs congénères.
Si en vol il dégage une véritable maîtrise, au sol il est bien plus pataud, ce n’est pas sans rappeler le poème de Charles Baudelaire sur son cousin l’albatros.
Mais ses longues ailes étroites font de lui un très bon voilier adapté aux pires conditions météorologiques. Son vol plané est sûr ! Il est très agréable à observer voler.
Filé au soleil couchant dans les falaises de grès rose.
Il existe une forme grise (également appelée bleue) du fulmar boréal. Elle touche environ 1% des individus, principalement des Islandais. Il arrive parfois (très rarement) que l’on puisse en observer sur les côtes Bretonnes.
 
Son plumage n’est pas tape à l’oeil, c’est un oiseau discret, les photographes ne lui courent pas après, je le trouve pourtant fascinant.
Dès le mois de mars, lorsqu’il y a encore peu de monde sur nos côtes, j’apprécie les moments ou je peux m’installer sur les falaises.
Les fulmars les longent, les survolent, et parfois passent vraiment très près de moi, on entend alors un très léger souffle sur leurs ailes.
 
 
 
 
Le fulmar est donc peu farouche et même curieux. On ne l’observe sur nos côtes qu’en période de reproduction, le reste de l’année il reste en pleine mer (pélagique) où il ne se pose presque jamais. Autres particularités, ses narines... véritables usines de dessalements, ainsi que sa longévité exceptionnelle de plus de 30 ans.
Photographier les fulmars
Le fulmar boréal n’est pas très difficile à photographier, il passe régulièrement aux mêmes endroits, il n’est pas du tout farouche et une très longue focale n’est donc pas indispensable.
Il est par contre impératif d’être d’une très grande prudence sur les falaises côtières, car elles sont instables et une chute serait fatale, mais aussi pour limiter le dérangement. Il faut donc rester sur les sentiers.
 
 
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