Pour les photographes c’est un sujet très intéressant, mignon et coloré il n’est pas avare en attitudes clownesques.
 
Cet oiseau est tout un symbole, au début du XX° siècle il était une cible de choix pour la chasse loisir. La chute des effectifs est également due aux marées noires et surtout au réchauffement des eaux de l’Atlantique nord et à la raréfaction de la ressource alimentaire.
Sa protection entraina la création de la première réserve ornitologique Française (Les 7 Iles en 1912). Le macareux est aujourd’hui l’emblème de la LPO.
Le macareux moine
par  Florian Roquinarc'h
Le macareux moine, également appelé clown de mer en raison de son bec coloré, est un oiseau attachant mais menacé en Bretagne
Fratercula Arctica - Atlantic Puffin - poc’han boutin         Famille : Alcidés
Le macareux moine niche dans des terriers, ici il se tient près de l’entrée et s’ébroue.
Les oiseaux font des va et vient incessants entre les zones de pêche et les nids.
Celui-ci prend son envol du talus dans lequel il niche.
Ils reviennent le bec chargé de poissons.
Le macareux est un oiseau très peu farouche, il se laisse observer à de faibles distances. Sur les Farnes Island il n’est pas rare de les observer sous nos pieds, sous les caillebotis qui délimitent le cheminement des visiteurs.
Sa petite taille, environ 27 cm de haut et moins de 60 cm d’envergure, ainsi que sa très grande rapidité font du macareux un oiseau très difficile à saisir en vol.
Mais après avoir observé les allées et venues des différents individus, on se place au bon endroit et on arrive petit à petit à anticiper les trajectoires.
Une très longue focale n’est pas indispensable, une optique lumineuse est par contre d’une grande utilité afin d’avoir suffisamment de vitesse pour figer le vol ou flouter le fond pas forcément esthétique. La lumière n’est pas toujours au rendez vous… mais une lumière pas trop violente et filtrée par les nuages peut également être un avantage car le plumage très contrasté du macareux (et des alcidés en général, gwen ha du) n’est pas simple à gérer (attention au « cramage » des blancs).
J’ai réalisé ces photos avec un 300mm 2.8 sur un boitier à petit capteur, équivalent à un 480mm ce qui est déjà limite pour trouver dans le viseur et mettre dans le cadre cette petite fusée. L’optique lumineuse utilisée presque tout le temps à pleine ouverture permet d’avoir une vitesse d’obturation suffisante et de flouter les fonds. Le 300 2.8 reste assez maniable à main levée pour permettre de prendre les oiseaux en vol.
Au sol les macareux multiplient les attitudes, ils battent des ailes, font leur toilette, et parfois restent placides.
 
Les macareux ne sont pas seuls sur la colonie, les mouettes et les goëlands sont présents et ne cessent de les houspiller pour dérober le produit de leur pêche.
Après l’avoir aperçu plusieurs fois au large de Perros-Guirec, j’ai souhaité l’observer et le photographier dans de meilleures conditions lors d’un voyage en Ecosse.
C’est aux Farnes Island que j’ai pu réaliser un de mes rêves photographiques, faire des images du macareux au milieu de la colonie. Les oiseaux, imperturbables, vaquent à leurs occupations, en ce mois de juin c’est la période du nourrissage.
Macareux photographié aux 7 îles lors d’une sortie en bateau.
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